Nicolas Treglos kinésithérapeute spécialisé dans la maladie de Parkinson, a choisi de rompre avec les présentations académiques pour privilégier un échange informel et bienveillant autour de la maladie de Parkinson. L’objectif était d’offrir aux malades et à leurs aidants un espace où poser librement leurs questions, et y répondre avec précision, honnêteté et justesse. Les interactions ont été riches, nombreuses, et même intergénérationnelles grâce à la participation des jeunes du Greta.
Chaque parcours est unique et c’est ce sur quoi Nicolas Treglos a insisté : il n’y a pas de généralité en matière de Parkinson. Chaque malade vit la maladie différemment, selon son organisme, son mental et ses habitudes de vie. « La maladie s’adapte à la personne, et non l’inverse », a-t-il souligné, appelant à une approche personnalisée et respectueuse de chacun.
Bouger est un un remède au quotidien. L’activité physique adaptée est un pilier dans la gestion de la maladie : marche, vélo, natation, jardinage… Avec l’âge, le rythme et l’intensité ralentissent, mais l’important est de maintenir le mouvement. Gymnastique, tai-chi, qi gong ou même tango : ces pratiques aident à lutter contre les troubles de l’équilibre, fréquents chez les personnes atteintes. Le message est clair : « Lever le frein, se mettre en capacité de bouger, et surtout, prendre du plaisir à le faire ».
Parkinson est une maladie aux multiples visages, souvent associée à l’âge, qui touche pourtant des personnes de plus en plus jeunes, avec un âge moyen de diagnostic autour de 55 ans. Elle se déclare parfois à la retraite, mais s’installe bien avant. Autrefois appelée « maladie de l’ancien », elle attaque d’abord les neurones, puis le nerf vague et le locus niger. Ses origines ? Génétiques ou environnementales. Le manque de dopamine, caractéristique de la maladie, influence l’humeur et le quotidien. D’où l’importance de réguler son taux de dopamine grâce à une prise médicamenteuse régulière, les pompes permettant notamment de lisser les fluctuations.
Ses conséquences sont variées et ses symptômes nombreux : difficultés à écrire (micrographie), dépression, fatigue, hallucinations, crampes, impériosités mictionnelles, somnolence, troubles de la déglutition, constipation, …Une palette de défis qui rendent le quotidien complexe, mais contre lesquels l’activité physique et un accompagnement adapté font la différence.
cette nouvelle séance des Goûters du savoir a été un moment de partage et de convivialité.
L’échange s’est prolongé autour d’un goûter partagé, en présence d’une dizaine de jeunes du Greta, futurs professionnels dans le secteur du service à la personne, et de leur formatrice. Malades et aidants ont pu déguster des gâteaux maison, préparés avec soin par ces jeunes , dans une ambiance chaleureuse et solidaire. Un grand merci à Nicolas TREGLOS.